x
willemont.fr
x

Affaire "Cris du monde"
Je prétends que Liane, ma femme, a perdu son oeil et, finalement est décédée, en grande partie du fait du comportement toxique de l'équipe cinéma de la commune - très commune - de La Ciotat.
Mais tout cela ne serait pas arrivé si un certain Daniel Edinger, trotskiste lorsqu'il était étudiant à l'IDHEC en 68, devenu Secrétaire général du Syndicat Français des Réalisateurs CGT (SFR‑CGT), une composante du SPIAC‑CGT (Syndicat des Professionnels de l’Industrie de l’Audiovisuel et du Cinéma, n'avait pas rédigé une lettre anonyme en 2013, presque un demi-siècle après les événements qu' il relate, à savoir le tournage de Wonder ou La reprise du travail aux usines Wonder le 10 juin 1968 et ce qui s'en suivi :
1 - destruction idéologique - à la manière nazi - des éléments de montage de Sauve qui Trotski, le long métrage documentaire que je réalisais alors et dont Wonder n'était qu'une des 12 séquences tournées entre le 23 ou 24 mai et le 15 juin 1968,
2 - manœuvres sempiternelles pour me déposséder de mon statut de réalisateur alors que dès 1978, je l'accordais aux trois co-auteurs Pierre Bonneau, Liane Estiez et Jacques Willemont (Impact 8-9 - page 73 - https://www.espaces.me/impact-la-revue)
3 - refus de mon statut d'ayant droit patrimonial exclusif (en 1970, Daniel Edinger et Richard Copans ont cédé les droits de Wonder à MK2/Marin Karmitz et en 1971 - presque depuis toujours - celui-ci me les a rétrocédés. Cette rétrocession a été validée par le CNC lui-même il y a 8 mois lorsque je lui ai demandé une subvention pour restaurer Wonder.
Evidemment, cette obstination ridicule leur a permis de ne pas me payer les droits du producteur : le premier en 1988 pour Génération ; le second en 1996 pour Reprise d'Hervé Leroux et Paroles ouvrières, paroles de Wonder, de lui-même.
4 - Il y a des avocats pour cela pensez-vous. Oui, à condition de ne point être un "pauvre universitaire" gagnant moins que le SMIG lorsqu'il a déduit ses frais de déplacement de Paris à Strasbourg, de logement et de restauration pour y aller enseigner chaque semaine. Maître Bittoun lui-même que j'avais engagé pour, si possible, obliger KUIV/Edinger à rémunérer mes droits de production pour Génération et même les droits d'auteur qui n'avaient pas été payés non plus, m'a dissuadé de lui demander de poursuivre. Il a estimé que j'allais être obligé payer un crédit de 1.300 F pendant deux ans, l'équivalent de 6 mois de mon salaire net. Je crois que vous n'avez aucune idée de ce qu'est un "pauvre universitaire". Je vais élever en quelques mots le niveau de votre conscience politique.
Je gagnais dans les 8.000 F par mois (le Smig étant à 6.550 F) dont il fallait déduire en moyenne sur 8 mois quelque 2 480 F par mois pour les voyages (train : 120 F x 4 - hôtel : 150 x 8 - repas : 40 x 20) soit 1.653 F net sur l'année. La banque me prêtant au maximum 20 % de mon salaire net (calculé sur ma déclaration d'impôt).
Voilà les calculs - sordides - que fait un "pauvre universitaire". Comment lutter contre ... quittons Edinger pour parler un peu de Richard Copans. Combien gagne-t-il en moyenne par mois ? 10 ? 15 ? Milliers d'euros bien sûr.
Et pourtant, il a refusé de me payer les quelques 18.000 euros qu'il me doit pour les extraits de Wonder dans le film Reprise, sachant grâce à l'expérience de son copain Edinger que je ne poursuis pas.
Et peut-être 5 à 10.000 euros pour le film Paroles d'ouvriers, paroles de Wonder qu'il a réalisé lui-même.
Voilà une formidable démonstration de la discrimination économique qui règne dans l'audiovisuel, produit d'une discrimination sociale.
Par respect pour les personnes mises en cause
Le 4 mai 2026 tôt le matin, un lien de visionnage de cette page a été adressé à :
- Bruno Andrey
- Brigitte Benadiba
- Michel Cornille
- Emmanuelle Ferrari
- Jean-Michel Frodon
- Gilles Trarieux‑Lumière
+ Equipe L'Eden des Lumière
... afin de leur permettre de répondre aux observations critiques que je formule.
Qu'ils expriment leur droit de réponse.
Titre de la série
Réalisation
Nb d'épisodes
Durées
L'oeil de Liane
Jacques Willemont
3
9' 38" - 6' 58" - 12' 34"
Droit de réponse
Les films seront mis en ligne le 15 mai 2026.
Les réponses.
Rien pour l'instant.
Les videos
x
x
4 mois plus tard
Episode 1/3
Episode 2/3
Episode 3/3
Documents
Voici la convention signée le 8 juin 2013 entre Les Lumières de l'Eden, producteur délégué, représentées par Michel Cornille et l'association Espace, producteur exécutif, représentée par Jacques Willemont.
Ce contrat ne sera pas respecté.
Transcriptions
Episode 1/3
(Transcrit par TurboScribe).
Pas encore corrigé.
J'affirme que Liane, Liane Willemont, la femme de ma vie depuis 60 ans, a perdu un oeil - même son chat ne la reconnaissait plus - à cause de "Cris du Monde", le festival du plan séquence, pardon, je corrige, à cause des personnes responsables, pardon, je corrige encore, à cause des personnes irresponsables de ce festival. Le festival "Cris du Monde" existe parce que Jean-Michel Frodon m'a téléphoné pour répondre à quelques-unes des questions qu'ils se posait à propos du film Wonder. Il a entendu beaucoup de choses et il aimerait connaitre la "vérité vraie".
C'est la première fois que quelqu'un me posait cette question. J'ai bien sûr eu immédiatement envie de rencontrer Jean-Michel Frodon, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma. Il était clair qu'il fallait que je prenne mon bâton de pèlerin, que je me rende à Paris dans son bureau pour avoir l'honneur d'être interviewé par lui.
Ça m'a fait sourire quand même un peu. Donc enfin on me pose des questions sur Wonder. Je réponds en assez longuement, comme je vais le faire actuellement dans un web documentaire que je suis en train de réaliser qui sera sur internet en ligne dans quelques jours, et qui est l'histoire de Wonder et de son enveloppe, puisque Wonder n'était qu'une séquence du long métrage documentaire Sauve qui peut Trotski qui a été détruit.
Il ne veut rien entendre de l'autre film. Je ne sais plus ce que j'ai dit, je dis toujours la même chose. Comment il est né, pourquoi à un certain moment ce film a eu une tentative de dépossession.
On voulait m'enlever mon rôle, mon statut de réalisateur avec des procédés indignes. Donc je raconte tout ça. Il continue en disant tout ça mériterait d'être raconté devant une caméra. Et j'ai des copains à Arte, alors on pourrait très bien faire une émission là-dessus.
Je suis aux anges, il est bien ce Jean-Michel Frodon. Et puis, pas de pot, les Cahiers du cinéma ont des problèmes. Je ne sais plus, je crois que c'est un banquier qui a récupéré le journal.
Les changements de direction Jean-Michel Frodon disparaissent, on ne parle plus ni de l'article, ni de l'émission. Et mon envie de faire un festival sur le plan séquence me reprend. Je le rappelle, je crois, fin 2010.
Je lui propose. Et ça tombe très bien, il est en relation avec les gens de Marseille-Provence, ville européenne de la culture et il y a une salle de cinéma La Ciotat, tout près de Marseille, la salle de cinéma qui a été créée par les frères Lumière eux-mêmes, quelques temps après la première projection publique à Paris, et ils vont la restaurer, c'est une salle splendide. "Monteur, un petit encart. Merci monteur." Et il cherche une animation pour inaugurer cette salle.
Le festival tombe à point. Jean-Michel Frodon m'incite à venir avec lui, ou il m'invite, je ne sais plus très bien, à La Ciotat. On rencontre l'équipe du festival, en particulier Emmanuel Ferrari qui est la grande responsable du cinéma à la ville de La Ciotat, et l'accord est immédiat.
Un truc qui part bien, c'est pas courant, j'en suis assez satisfait, mais c'était sans compter sur les rivalités internes de La Ciotat. Il y avait deux associations. Une qui s'appelait les Lumières de l'Eden, et l'autre c'était l'Eden des Lumières. Et bien sûr, ils étaient opposés, et chacun voulait monter une action, et maintenant voulait récupérer ce festival pour le faire passer dans la salle pendant la semaine des journées sur la ville européenne de la culture à Marseille en 2013.
La bataille est tellement forte que tout ce qui est à propos du financement est laissé un peu de côté, et c'est tellement en retard dans cette partie là, qu'on se retrouve au mois de mars 2013, -le festival est prévu pour novembre je crois- et on n'a toujours pas de site internet. J'ai trouvé un prestataire qui nous fait ça dans les meilleures conditions, mais il faut quand même payer quelque chose, et là-bas, rien. C'est terrible ces fonctionnaires.
De temps en temps, moi qui étais universitaire, je me dis maintenant il faut plein de gens pour s'occuper de l'éducation, des transports, etc. Mais quand j'en vois certains, je me dis un grand coup de balai, qu'est-ce que ça ferait du bien. Donc ces fonctionnaires ne bougent pas.
Moi je suis content que ce festival existe, je ne vais pas le laisser mourir là devant mes yeux. J'ai un peu de trésorerie, puisqu'en réalité l'association Espaces que je gère est coproducteur, coéditeur du festival. Je dis écoutez, moi si vous voulez, je peux faire un relais de trésorerie pour payer le site et quelques frais annexes, et vous me rembourserez, pas de problème, on aura l'argent au plus tard en juin. L'argent en juin pour novembre, bon il y a plein d'autres choses, mais peu importe.
Je les crois sur parole. Deux jeunes femmes qui représentent Marseille-Provence 2013 -un gros truc avec beaucoup d'argent- m'assurent que de toute manière je serai remboursé par juin, et en juin, l'argent que j'avais, c'était de l'argent qui devait m'aider à partir au Maroc pour tourner un site internet qui s'appelait Le Monde des Gnawa, ça faisait déjà 50 ans que je travaille sur les Gnawa. Le Monde des Gnawa pour l'Université ouverte aux humanités, ce sont des sites internet à caractère pédagogique. J'ai le budget, ils m'ont donné.
-Mais c'est pas possible, qu'est-ce que les gens viennent vous emmerder comme ça en permanence ?-
J'ai tout l'argent, je n'ai plus qu'à y aller, mais non, j'ai donné l'argent pour le site et autre chose, alors je ne peux pas partir là-bas. Bien entendu, tous les fonctionnaires qui sont là, les jeunes femmes qui représentent Marseille-Provence, rien à cirer.
Je ne suis très mal parce que l'université parle d'arrêter complètement le projet, un projet qui me tient à cœur, vous n'avez qu'à aller le voir, si vous voulez, vous marquez UOH+Willemont, vous allez voir, c'est un site très intéressant.
-Je suis obligé de répondre, je couperais. Allô ? Oui, oui, oui, je vous écoute bien, oui, absolument.-
Episode 2/3
(Transcrit par TurboScribe).
Pas encore corrigé.
Bon, écoutez, je vais vous laisser vite parce que l'émotion me gagne. S'il vous plaît, ça on en discutera ensemble avec mes fils, sachez qu'elle a mis dans ses dispositions qu'elle ne veut pas être gardée comme un légume. C'est écrit sur son truc, c'est écrit complètement depuis des années, donc je le dis parce que c'est un geste, ne le faites pas sans notre décision, mais ayez ça en tête qu'elle ne veut pas rentrer chez nous comme un légume. Bon, maintenant, j'ai de la colère parce que hier soir, j'ai dit quand même aux pompiers de l'emmener, ils n'ont pas voulu.
Non, non, vous n'êtes pas con. Mais écoutez, elle a quand même fait, la preuve, vous avez bien vu le menton, le choc qu'elle a eu sur le sol, elle a eu un coup, comme si elle avait reçu un coup de poing d'un boxeur, voilà ce qui a provoqué le truc. Et donc, pourquoi ils n'ont pas voulu, parce que vous êtes là, ils l'ont mis dans mon lit, -enfin dans notre lit- et c'est vrai que je comprenais leur argument, mais ils l'auraient emmenée déjà, si on avait pu limiter les dégâts. Très fragile, très fragile, je sais.
Oui, absolument. Elle communique un peu quand même ? Oui, c'est bon ça, voilà, écoutez, je vais venir, moi, de toute façon, la voir demain avec mon fils. Moi je suis handicapé, j'attends une opération, je suis désolé, mais actuellement, bon, je ne vais pas parler de mes problèmes, mais donc, j'ai du mal à marcher, il faudra que mon fils m'emmène demain, on ira la voir demain, absolument. Voilà, si vous la rencontrez, dites-lui qu'on vient avec son fils demain, voilà, qu'elle ait un peu d'espoir de ce côté-là. Oui, merci.
Maintenant, merci. Mon dieu.
Reprenons.
Donc, vous êtes responsable de ce qui est arrivé à Liane, le fait qu'elle ait perdu un œil à cause de vous, comme je l'ai dit avant, vous êtes responsable de ça. Et là, vous m'avez vu, ce n'était pas combiné, vous vous en doutez bien. J'ai perdu Liane, en partie à cause de vous. C'est à partir du moment où elle a perdu cet œil qu'elle s'est complètement transformée, qu'elle s'est dégradée.
Je vous apporte un festival, je vous le paye. Je veux qu'on me rembourse ( ... ) vous n'êtes même pas capables, mais quelles ( ... ) *******. Vous me devez ces 10 000 euros. Je ne vais pas les prendre, sinon ça passerait pour un chantage.
Ces 10 000 euros, vous allez les mettre sur la restauration de Wonder. Il va y avoir l'appel à une sorte de financement participatif. Vous allez mettre les 10 000 euros là-bas.
Ça ne fera pas pardonner, mais au moins vous montrerez que vous avez le sentiment que quelque part vous avez réellement une part de responsabilité dans cette histoire. Par ailleurs, je raconte toute l'histoire de Wonder, et on oubliera cette histoire, d'autant plus que vous aurez, j'espère, réparé. Et ça fera partie d'histoires anciennes dont on n'aime pas trop parler, ni vous, ni moi.
Parce que moi j'ai perdu quelque chose. Vous avez perdu votre honneur.
Episode 3/3
(Transcrit par TurboScribe).
Pas encore corrigé.
Vous avez certainement compris que le festival Cris du Monde est un rejeton du film La reprise du travail aux usines Wonder, ce petit film phare de mai 68. Parce qu'en 2010, je crois, Jean-Michel Frodon me contacte, je l'ai dit, parce qu'il veut un peu connaître l'histoire vraie de Wonder. Rassurez-vous, comme il n'est pas un très bon journaliste, ce qui va sortir comme article à partir de notre rencontre est d'une médiocrité affligeante.
Mais, je ne le savais pas encore. Donc comme il n'a pas pu faire monter l'émission de télévision avec Arte qu'il faisait miroiter, moi je lui propose de faire un festival, un festival du plan séquence. Ça devient Cris du monde. Tout est bien.
Il s'emballe et il a une opportunité, je vous l'ai dit, je le répète rapidement, avec les gens de la Ciotat, donc c'est Marseille-Provence 2013, qui ont des millions pour monter une grande action culturelle et il y a une vieille salle de cinéma qui est celle des Frères Lumière, ils vont la restaurer, etc. Tout est bien. Et moi je m'embarque dans cette affaire et comme toujours je ne m'embarque pas à moitié.
Comme ils sont des mauvais organisateurs, des mauvais gestionnaires, on se retrouve 6 mois avant la manifestation, il n'y a toujours pas de contrat signé entre Marseille-Provence et les gens de la Ciotat. -Enfin les gens de la salle de cinéma, l'Éden.- Et donc il faut financer un site internet pour annoncer le festival, ils n'ont pas un sou. Il se fait que, comme je suis assez actif, je monte beaucoup de choses à la fois, et à cette époque-là je suis en train de préparer un tournage au Maroc dans le cadre d'un travail qui se faisait à l'Université de Strasbourg et j'avais de la trésorerie disponible, donc j'ai dis : "écoutez je la met à disposition, mais bien sûr, vous me la rendez en juin car je dois tourner en juin."
Dire ces mots, évite de dire la suite, vous la devinez vous-même. Donc je suis très mal. L'université de Strasbourg me demande de rendre tous les fonds, etc, ça commence comme ça.
Puis en même temps il y a des choses qui m'étonnent. Par exemple Emmanuelle Ferrari, la "Madame cinéma" de la Ciotat, me dit un jour : "C'est sympa d'avoir aidé Jean-Michel Frodon à monter ce festival." Je ne l'ai pas aidé, c'est moi qui l'ai fondé. Il s'était approprié ça, mais pas seulement avec Emmanuel Ferrari.
Une autre femme qui faisait partie de l'Institut français à Cannes, -nous étions venus voir le film de Rithy Panh, puisque Liane a collaboré pendant des années avec Rithy Panh, on est venus voir le dernier film de Rithy Panh.- et là une autre dame de l'Institut français me félicite de la même manière, merci d'avoir aidé. Et oui, il avait tiré la couverture à lui ! Tout le monde pensait, que c'était lui qui avait créé, inventé ce festival. Voilà, ça c'est Jean-Michel Frodon. Si vous ne me croyez pas, Emmanuel Ferrari.
Déjà ça s'était assombri, et bien sûr en juin ça ne marche pas. Et puis il y a là un type, Jean Lassave, réalisateur, -il fait ce qu'il peut- et surtout membre de la CGT, qui apporte un document anonyme à Emmanuelle Ferrari, disant vous travaillez avec Willemont, mais regardez ce qu'on dit de lui. Que des documents qui sont des tissus de mensonges, c'est la vie. A 7 ans j'avais compris qu'est-ce que c'était que l'humanité, et à 10 ans là j'en ai une certitude.
Donc je ne suis pas étonné, rien ne m'a étonné de tout ce que j'ai pu subir à cause des humains. Je ne fais pas partie de la même espèce, moi je ne suis pas de l'espèce des homo sapiens, les hommes modernes et tout, je crois que je dois être resté à l'âge des néandertaliens, qui avaient je crois de l'éthique. C'est même pour ça que les homo-sapiens ont su les détruire, comme moi les hommes modernes ont essayé de me détruire, et ils y sont un peu parvenus, parce que je n'étais pas de la même espèce qu'eux.
Je ne ment pas par exemple, c'est une tare. Donc voilà, il arrive avec un document. C'est Jean, Jean de la Ciotat, au lieu de m'appeler en disant : "Jacques, je viens de lire un truc". Par exemple il paraît que Liane et moi on avait volé une copie qu'on allait vendre à la Finlande. Vous imaginez, vous avez 20 ans, vous sortez d'une école de cinéma et vous dites tiens, je vais piquer une copie, je vais aller en Finlande, mais où ? En Finlande, chez qui ? Et pourquoi la Finlande ? C'est absurde. N'empêche qu'ils l'ont cru.
Et surtout ils ne m'ont pas demandé que je réponde à l'accusation. Et donc ça y est, je suis classé comme un type pas fréquentable. Ce qui a fait mal à Liane, c'est que des années avant, Jean Rouch pour nous voler le festival L'Homme regarde l'Homme en 1978, on utilisait exactement les mêmes moyens, la dénonciation calomnieuse, la technique des lâches.
Et pour Rouch, pour le festival, personne ne nous a demandé. Mais c'est vrai que Liane vendait le film de Vincent Blanchet, -allez voir, c'est sur mon site personnel- sans son autorisation.
Le seul qui m'a posé la question c'est le directeur de la BPI, je ne sais plus comment il s'appelait, Fillet, qui m'a dit : C'est vrai ? Je lui ai dit non, je ne vais pas vous dire que ce n'est pas vrai, puisque c'est impossible.
On ne pouvait pas vendre un film à une télévision, parce que le laboratoire vous disait : "Vous avez une autorisation écrite ?" Donc il suffisait qu'on pose la question -et tout homme intelligent, il y en a vraiment qui le sont, enfin qui ont l'aspect de l'intelligence, oui beaucoup, mais dans ces affaires là, dans les affaires humaines vraiment, pas savoir calculer, savoir construire un pont, dans les affaires humaines, l'inintelligence c'est la règle.- Il suffit que celui qui parle ait une certaine autorité, on croit. Hitler, Trump, même combat.
Vous avez en face de vous des gens qu'il ne faut pas croire, absolument pas croire, mais les gens lèvent le bras, comme Hitler et suivent. Et voilà, moi j'ai rencontré des petits Trump et des petits Hitler, mais efficaces. Car ils savent comment ça marche. Ce qui distingue les gens dans l'injustice sociale, c'est que ceux qui ont appris très tôt comment ça fonctionnait, ils gagnent.
Les naïfs comme moi ou Liane, ils perdent. Mais Liane n'a pas supporté que tout cela recommence. Quand on nous éjecte du film ethnographique alors qu'on avait fait des choses étonnantes, -allez voir sur mon site personnel, ou sur Wikipédia- d'un seul coup on n'est plus rien.
Du jour au lendemain, parce que Rouch a fait dire à Vincent Blanchet que nous n'étions pas honnêtes. Et là c'est pareil. Et Liane, ça l'a travaillée au point qu'elle va se faire un Zona.
Et à cause du Zona, elle va perdre un œil. Donc j'ai raison de dire que ce sont les gens de la Ciotat qui sont responsables de la perte de l'œil de Liane. Mais après, elle ne va voir que d'un œil, l'autre n'est pas glorieux, ensuite elle va tomber, elle va se casser le bassin.
Liane a commencé à décliner gravement. Et puis, un jour, elle retombe une nouvelle fois, hémorragie cérébrale. Et vous avez assisté au moment où j'ai appris qu'il n'y avait aucun espoir.
Maintenant, je règle mes comptes. Pour le document anonyme, j'ai écrit à Mme Binet, la secrétaire générale de la CGT, puisque tous ces gens se sont référés, tous ceux qui ont agi autour de Wonder étaient quasiment de la CGT, -je donne les noms dans un autre document-. Donc je demande à Mme Binet, de quel droit d'abord ont-ils fait ça, est-ce que le fait d'être secrétaire générale des réalisateurs de films de la CGT donne le droit de publier des documents anonymes ? Mais bon, je n'en ai pas terminé avec la Ciotat.
D'abord, ça, ça va circuler, je vais le renvoyer pour qu'ils aient un droit de réponse. Je les mets en cause, ils ont le droit de répondre. J'ai d'autres affaires comme ça, où curieusement, les gens ne répondent jamais. C'est parce qu'ils savent très bien que je ne mens pas. Tout ce que j'ai dit sur ces trois épisodes est vrai.
Actuellement, je me remets difficilement dans la perte de Liane, mais je suis devant l'expectative, comment monter dans une époque où les gens sont si peu intéressants, les 5 projets que je suis en train de monter?
Restauration de Wonder, Puzzle, la diffusion médiatisée par un robot électronique de toutes mes archives sur les Gnawa, comment diffuser tout ce que j'ai tourné sur mai 68, en particulier à Nantes en 2008, où j'ai été revoir pourquoi à Nantes il s'était passé quelque chose d'extraordinaire en 68 ? Vraiment un acteur révolutionnaire, pas les gens qui montent et qui descendent les boulevards Saint-Michel en balançant des pavés et en prenant des coups de matraque sur la tête, c'est enfantin, ça ne servait à rien.
Regardez ce qu'il s'est passé après 1968, liberté sexuelle, machin, ok, les gens qui demandent qu'on baisse la majorité sexuelle, des jeunes filles pour pouvoir, excusez-moi d'être grossier, les sauter quand elles ont 15 ans. Voilà, mai 68. Non, à Nantes il y a eu une véritable révolution sociale, politique, et j'ai voulu en témoigner, j'ai fait un film sur ce sujet, et aujourd'hui j'ai plein d'archives, je pense qu'elles pourraient intéresser beaucoup de gens.
Voilà ce que j'ai fait, je m'ennuie de Liane, mais je m'amuse bien. Surtout quand je tourne un film comme celui-ci, que je vais l'envoyer à travers la tronche, pour dire expliquez-vous pourquoi vous avez détruit ma réputation encore à nouveau en 2013, pour pouvoir surtout ne pas me rembourser toutes les avances que j'avais faites, et surtout ne pas me payer les 5000 euros que vous avez payés par contre à Jean-Michel Frodon ? Frodon qui est le deuxième du comité artistique, la troisième étant Emmanuelle Ferrari que vous payez déjà de manière régulière. Expliquez tout ça. Tenez, j'espère qu'il y a des gens qui vont vous appeler, je vais mettre un email à la fin pour qu'ils posent quelques questions.
La CGT contre Willemont
Je souhaite transmettre à Madame Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, les deux documents ci‑joints, ainsi que la copie de plusieurs courriers adressés par Daniel Edinger à la SCAM et que cette société d’auteurs m’a communiqués.
Ces courriers avaient manifestement pour effet de porter atteinte à ma réputation et à ma situation professionnelle.
Dans ce contexte, je souhaiterais recueillir son appréciation sur ce qui pourrait constituer, à mes yeux, une dérive préoccupante du rôle et des responsabilités d’un élu syndical.
D'abord la lettre
Qui l'a écrite ? Je l'appelle "X".
Dans cette affaire, j'ai croisé plusieurs hommes - il n' y que des hommes - adhérents semble-t-il à la CGT, dont :
- Daniel Edinger, trotskiste en 68 puis Secrétaire général du Syndicat Français des Réalisateurs Cgt.
- Pierre Bonneau, très certainement,
- Jean Lassave, le petit coursier, né à La Ciotat,
- Michel Vigier qui, en 2013, envoyait des commentaires désobligeants sur la page Facebook du festival,
- Robert Bober, président de la commission spéciale de la SCAM pour définir vers 1990 qui est - qui sont - les auteurs de Wonder (J'ai eu la chance de pouvoir être reconnu comme l'un d'eux, Pierre Bonneau étant le second ; il est dommage qu'ils aient omis de citer le troisième auteur, Liane Estiez. reconnue comme telle pourtant depuis 1978 dans le revue Impact. Pas tellement étonnant : ce n'était qu'une femme.)
- un autre cégétiste, membre de cette commission (nom oublié),
- un autre cégétiste, membre de cette commission (nom oublié).
Pour connaître le nom de "X"
Je demanderai également à Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, de m'aider à déterminer qui est "X".
De plus je lui enverrai un chèque de 100 euros pour le soutien de la CGT aux travailleurs sans papiers, suite à une promesse que je lui ai faite à Nantes, il y a un peu de deux ans.
Voilà le lettre de "X" - "L'acte d'accusation"
Elle a été transmise par Jean Lassave en 2013 (45 ans après le tournage de Wonder) à l'équipe cinéma de la Ville de La Ciotat où je montais le festival "Cris du monde".
- Pourquoi ?
- Pour me nuire.
- Ce fut efficace ?
- Tout à fait : les responsables de l'association se sont crus autorisés à ne pas rembourser mes avances de trésorerie (quelque 5.000 euros) et de payer l'intervention d'Espaces fixée à 5.000 euros, la même que celle de Jean-Michel Frodon qui, lui, l'a rouchée.










